123 femmes ont été assassinées à ce jour depuis le 1er janvier en France par leur conjoint ou ex conjoint, triste nombre. Nous avons déjà dépassé les chiffres de l’année passée qui était de 120 au 31 décembre 2016 ? Mais ce n’est pas qu’un problème de nombre …

En 2018 la lutte continuera pour dénoncer ces féminicides et nous ferons notre le slogan des sud-américaines – NI UNA MENOS – Aujourd’hui la coupe est pleine, elle déborde. Nous nous engageons à dénoncer partout les féminicides. Trop de femmes sont assassinées par un conjoint ou ex. A partir d’aujourd’hui plus une ne doit manquer, ni una ni menos.

Pour cette dernière revue de presse de l’année 2017 nous vous proposons un « tour du monde » journalistique des dures réalités quotidiennes que vivent les femmes sous différents angles.

Vous trouverez les titres des articles et leur lien sur les bandeaux de la vitrine, l’intégralité de ces articles sur notre blog : https://revue-presse-feministe.maisondesfemmes.org/

En matière de règles, de contraception, de grossesse, d’accouchement, de violences obstétricales et d’avortement contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’Europe régresse dans ces domaines et nous devons poursuivre la mobilisation et redoubler de vigilance. Ailleurs une initiative originale, des femmes proposent l’accès à l’IVG dans les eaux internationales. En Tunisie selon la région où elles habitent les femmes risquent la mort pour donner la vie. Au Japon la technologie est au service des femmes enceintes.

Dans le sillage de l’affaire Weinstein les conséquences sont diverses dans le monde du spectacle et des arts, en effet les journaux titrent sur les violences, le sexisme, le harcèlement et la peur d’être éclaboussé commence à tarauder certains acteurs. Auraient-ils quelque chose à se reprocher ? Il semblerait que ce soit le cas pour certains… D’autres vont mettre en avant des dénonciations calomnieuses. Et alors, ce n’est pas un énième procès d’intention envers les femmes qui va les faire taire !!! En France, en Australie et ailleurs dans le monde des femmes se mobilisent.
Pourrons-nous faire changer les mentalités ? La lecture de l’article sur un atelier contre le sexisme dans un collège nous montre que nous pouvons l’espérer.

Les femmes ne prennent jamais la parole ? Les différents articles que nous vous proposons démontrent que, dans tous les pays, des femmes s’expriment. Alors, il serait plus juste de dire que, trop souvent elles ne sont ni entendues ni écoutées ou, tout simplement, complètement ignorées.

Sortir les femmes de l’anonymat en reconnaissant leur valeur : un article paru dans l’Economiste Maghrébin écrit par Nadia Dejoui a retenu toute notre attention car c’est un propos que nous ne lisons pas souvent dans les journaux… Il y a un leadership féminin avec lequel il est essentiel de travailler…

Connaissez-vous Sheryl SANDBERG ? Non, c’est qui ?
Et Mark Zuckerberg ? Lui, oui c’est Monsieur Facebook !!!
Eh bien non, Facebook, c’est Madame Sandberg que cet article des Echos sort de l’anonymat…

Pour sortir des femmes de l’anonymat parlons de femmes qui prennent la plume comme DJAÏLI AMADOU AMAL pour dénoncer les conditions de violence qui sont faites aux femmes dans notre monde actuel et pour les aider à se libérer « non seulement du joug des hommes mais également de ce qu’il y a dans leur tête ». Parlons aussi des femmes qui rebondissent après avoir subi des violences insupportables comme les Indiennes victimes d’attaques à l’acide.
Ne rien laisser passer !

Victoire pour les associations et mouvements féministes qui se sont largement mobilisés pour s’opposer au déménagement de la bibliothèque publique féministe Marguerite Durand.
Les représentants aux plus hautes fonction de l’Etat ne sont pas tous dignes du poste qu’ils occupent.
Il en est ainsi pour le maire de Béziers et souhaitons la victoire pour les Associations féministes qui attaquent en justice les affiches placardées sur les murs de la ville. Le maire de Béziers multi-récidiviste des affiches nauséabondes dans lesquelles des femmes sont instrumentalisées et violentées a voulu une fois de plus faire parler de lui. Espérons que ce dernier affichage sera celui de trop qui le fera condamner !!!
A contrario, les féministes peuvent saluer la position du Ministère à la Condition féminine qui s’indigne d’une affiche sur laquelle l’image du corps de la femme est utilisée de manière dévalorisante. Ceci se passe en Haïti.

Les femmes autorisées dans certains lieux, interdites dans d’autres !!!

Quand certains pays du Moyen Orient nous surprennent , l’Angleterre nous étonne !!!

Le viol des femmes comme arme de guerre

D’un côté les femmes victimes de viol de guerre tentent de se reconstruire par différents moyens : Certaines réagissent collectivement en utilisant la manifestation ou la création d’un village. D’autres, individuellement, en acceptant de parler.
De l’autre les journalistes qui dénoncent ces exactions aident les victimes à sortir de l’anonymat.

L’enfance assassinée

En France, nous avons consacré plusieurs articles pour dénoncer la non reconnaissance de viol sur des fillettes de 11 ans par des adultes, considérant que leur comportement au moment des faits s’apparentait à un consentement. Nous y reviendrons dans quelques semaines au moment du procès de l’un des adultes concernés.
Ailleurs dans le monde, la situation des fillettes n’est pas plus enviable…

En cette période de Noël où les chrétiens vont fêter la naissance de « l’enfant Jésus », les Gutenbergues poussent « un coup de gueule » : « C’est bien joli de s’intéresser au petit bonhomme dans la crèche (en respectant la laïcité bien entendu) mais, pour les petites filles battues, agressées sexuellement, violées, pour celles qui se retrouvent enceintes à 9 ans et qui ne pourront pas avorter, pour celles qui sont obligées de se marier à 12 ans pour ne pas mourir de faim et pour tant d’autres encore… ON FAIT QUOI ???

En matière d’agressions sexuelles, de viols, quels que soient les pays,
les stéréotypes et les préjugés sont les mêmes !!!

Les femmes ne sont jamais « comme il faut » Les femmes ne font jamais « ce qu’il faut ». Elles sont trop ceci ou pas assez cela. Elles portent des tenues provocantes, elles sont trop modernes pour être reconnues comme victimes de violences conjugales ou d’agressions sexuelles.
Résultat, lorsqu’elles se font agresser, violenter, c’est toujours de leur faute !!! Que ce soit en France et ailleurs en Europe (les Gutenbergues en parlent régulièrement dans leur newsletter et sur leur blog) ou dans d’autres pays du monde, on retrouve les mêmes mots, les mêmes accusations. Ce qui va différer ce seront les sanctions, les punitions qui peuvent aller, dans certains pays, jusqu’à l’appel au crime.
Mais, tout espoir n’est pas perdu, des associations, des tribunaux tiennent un autre discours.

A l’année prochaine

Les luttes des femmes continuent et restent d’une impérieuse nécessité.